Photo : OM.fr
OM-TFC : La conférence de presse
le replay de la conférence de presse sur Twitch
Neal Maupay : «Ce n’est pas maintenant que l’on va lâcher»
L’état d’esprit du groupe, on est concentrés et revanchards. Nous sommes des compétiteurs, nous voulons renouer avec la victoire car cela fait quelques matchs que nous ne sommes pas à notre niveau. J’ai moins joué ces derniers temps mais je me sens prêt. Je suis concentré sur les objectifs. Il reste 7 matchs, 21 points, il y a des choses à faire. On ne peut se démobiliser après des contre-performances.
Il faut mettre du piquant… On est tous sur la même longueur d’onde, déçus de notre performance la semaine dernière, on veut réagir. Nous sommes venus pour le coach et pour le projet qui est d’atteindre la C1. On a passé des moments durs, ce n’est pas maintenant que l’on va lâcher. On veut prouver que l’on a ce qu’il faut pour atteindre nos objectifs.
Je ne sais pas quel accueil on aura. J’ai toujours senti les supporters derrière nous. Forcément, je ne suis pas étonné de notre prestation à Reims. A domicile, le public est une force importante pour nous. A nous de faire un bon match et de les rendre fiers. Les supporters veulent nous voir bien jouer et gagner des matchs.
Non, il n’y a pas de cassure entre le coach et nous, au contraire ! On peut sortir tous grandi et encore plus proche de ces moments. On est venus pour le coach, il a tellement à cœur de bien faire… Dans toutes les familles, il faut se dire les choses. Pour bien finir le championnat, on a besoin de lui et de tout le monde.
Il n’y avait pas de rôle spécifique. Je n’ai pas su être à la hauteur, c’était difficile de me trouver. On est passés sur les côtés avec des centres qui n’ont pas abouti. On ne peut pas s’apitoyer sur notre sort, on ne peut pas douter, ce n’est pas le moment. On doit rebondir.
Il n’a jamais été question de ne pas s’entraîner. Je n’ai pas pensé à Knysna, le bus ou la lettre. On s’est dit les choses et cela va nous servir. Je pense à la défaite contre Auxerre en novembre, après on part en stage et ensuite on a notre meilleur passage de la saison. On est concentrés sur l’objectif qui est la Ligue des Champions. Je n’ai jamais eu l’occasion de jouer la C1, ce serait débile de faire ça, d’abandonner.
Je vous trouve sur le « pas concerné », ce n’est pas le cas. Sur le reste, on s’est peut-être trop reposés sur certaines individualités. C’est une bonne piqure de rappel. Dans le foot, si on ne fait pas les choses simples, ça devient compliqué de gagner des matchs, même face à des équipes moins fortes sur le papier. Cette semaine, à l’entraînement, on a mis de l’intensité pour nous aider à développer notre jeu.
Cette semaine, le coach était là pour travailler et nous mettre face à nos responsabilités. Quand une méthode ne marche pas, parfois il faut changer pour avoir une réaction. Je suis plutôt convaincu que tout le monde a réagi de la même façon. On sait ce que l’on a mal fait et parfois c’est bien de prendre une claque, ça réveille. Dimanche, tout le monde sera déterminé pour inverser la tendance.
Dimanche, on doit gagner pour nous et pour le classement. Il reste 7 matchs et beaucoup de points. Malgré notre mauvaise passe, Monaco est juste devant, Nice est derrière. C’est compliqué pour tout le monde. Notre avance d’il y a quelques semaines a disparu et on doit jouer, sans calculer. On ne peut pas faire l’erreur de penser au calendrier, au match de la semaine suivante. On doit penser à nous.
Je suis venu ici avec un rôle bien défini. On a recruté Amine Gouiri qui a mis des buts et fait de bons débuts. J’ai pris mon mal en patience. Il m’a fait une passe décisive. On peut jouer ensemble. J’ai envie de jouer comme tous les joueurs. Je ne perds pas en tête mon objectif. Si je ne joue pas et que l’on va en C1, je signe tout de suite.
Il faut que l’on revienne aux bases, dans l’engagement, l’envie, l’agressivité. Sans ça, c’est compliqué de gagner des matchs. Reims a beaucoup reculé, on a eu 2-3 occasions à 0-0, on aurait pu faire basculer le match. Tout n’est pas à jeter. Je ne sais pas à quoi s’attendre contre Toulouse, mais si on est à 100%, que l’on se bat comme des morts de faim, peu importe le système et la composition, on a les qualités pour gagner ce match.
Roberto De Zerbi : «Je donnerais ma vie pour mon travail»
Je suis très heureux d’être l’entraîneur de l’OM car j’adore les polémiques.
La semaine depuis le départ de Reims
J’ai très mal vécu cette semaine comme tout le monde. Je vais parler clairement de ce qui s’est écrit. Je sur la personne qui veut le plus de bien à mes joueurs. On a fait beaucoup de bonnes choses cette année. Après Paris, j’ai dit que j’étais fier de mes joueurs. A Nice, j’ai serré dans mes bras tous mes joueurs. Après des matchs où n’a pas donné le maximum, j’étais énervé. Les choses qui se sont passées cette semaine sont des choses qui se passent dans toutes les équipes. Mais à Marseille, ça sort. Pablo était là, il me soutient, Medhi aussi. Les joueurs qui n’aiment pas beaucoup parler, ils sont tous venus me parler et ils m’ont dit qu’ils comprenaient. J’observe depuis le terrain, sans parler. Les membres de mon staff ont fait l’entraînement. Celui qui fait le plus d’erreurs, c’est moi, mais je n’accepte pas que l’on fasse les choses en-deçà de notre limite maximum. J’essaie d’amener l’OM au maximum. Je pense être une bonne personne même si certains me font passer pour un criminel. Lire que Medhi a eu un rôle de médiateur me fait mal. Je ne peux pas être apprécié par tout le monde. Ce qui est sorti sur Pol Lirola, je sais qu’il faut parfois le provoquer. Je fais toujours les choses de bonne foi, pour le bien de mon club.
Les joueurs face à leurs responsabilités
Je défends toujours les joueurs devant vous. J’attends toujours 100% d’eux. On a fait 6-7 bons mois, on a eu une bonne avance et on a perdu. Mon travail n’est pas d’avoir des amis dans le vestiaire mais de faire en sorte qu’ils donnent 100%. Je dois faire sortir le maximum d’eux. Je donnerais ma vie pour mon travail. Il m’a tout donné mais j’ai beaucoup perdu pour mon travail. Je suis prêt à tout pour mon travail et j’aimerais que ce soit le cas pour mes joueurs. Pourquoi un coach de l’OM en dure pas plus de 2 ans. J’aime être au cours des polémiques. Quand je fais des erreurs, je le reconnais mais là, je n’ai pas fait d’erreurs.
L’accueil des supporters
Cela me touche quand les supporters nous critiquent, quand on les déçoit. Cela me fait du mal, ça me blesse. On en doit s’attendre à rien et aller sur le terrain comme des « furis ». On doit avoir le feu et si on y arrive, tout le stade nous poussera.
Sa relation avec les joueurs
Je serai toujours du côté des joueurs. Je suis le premier à les défendre. Je demande aux joueurs de donner le maximum. Ce n’est pas une question de mentalité française ou italienne. C’est une question de tout donner, de sortir du terrain la tête haute. Je sais perdre, accepter la défaite. Perdre, cela peut arriver. Nos concurrents perdent des points. Ce qui m’énerve, c’est la manière dont on perd. Si on perd en donnant tout, je n’ai rien à dire.
Son management avec les joueurs
Je ne sais pas l’effet que cela aura. Il fallait casser la routine. Après le match aller contre Lens, après Auxerre, on s’entraînait à 5 heures du matin. Ce n’était pas une punition. Je sais faire l’entraîneur. Je sais quand c’est le moment de serrer mes joueurs dans les bras et quand il faut être un peu plus fort. Je n’ai pas peur, je suis prêt à tout pour mon travail. C’est ce que je veux transmettre à l’équipe. Je ne veux pas avoir l’approbation de tout le monde mais tout doit être fait à 100%. Je sais que cela allait sortir dans la presse, je sais même qui vous donne les infos. J’aurais pu agir sans rien risquer. Je passe pour un criminel ou un délinquant mais je ne suis pas ça.
Son état d’esprit
Je suis remonté, énervé de la manière dont on a joué les derniers matchs. L’OM est le meilleur endroit pour l’OM. Cet article me remonte, cela m’attriste aussi car il y a des choses qui ne sont pas vraies. Je sais où je suis. Il y a un mois, la conférence de presse durait 3 minutes car on était deuxièmes et là, il faut venir avec un casque à la conférence de presse.
La défense sans Leonardo Balerdi
On a un défenseur dans l’effectif, pour jouer à 11, il faudra que des milieux jouent en défense. Højbjerg est venu me voir pour me dire qu’il voulait jouer dimanche mais il ne pourra pas jouer. Amine Gouiri, on verra demain comment il est là. Lui et Bilal Nadir sont revenus de sélection couci-couça
Son avenir
Là aussi, tout le monde peut dire ce qu’il veut. Aucune équipe ne m’a appelé. Jusqu’à la fin du championnat, je ne parle ou ne flirte avec une aucune équipe. Mon souhait est de rester ici longtemps. Je n’ai aucune intention de m’en aller. Un mariage se fait à deux. Personne ne m’a contacté, je l’ai dit de manière assez forte. De manière générale, je ne parle avec personne.
La peur de tout perdre
Il faut un choc, une réaction très forte, de l’exaspération. Il faut entrer sur le terrain avec un état d’esprit différent de celui de Reims. J’ai le calendrier en tête. Si tu ne mérites pas la chance, elle ne vient pas. On n’est pas allé sur le terrain de la bonne manière, si tu es à 100% sur tout, tout va bien, pas de blessure, pas de but bête et le coach va bien.